Château Ferrasse, Vignobles Massarin : Vin de Bordeaux – Castillon Côtes de Bordeaux – Fleur de Ferrasse – Château Terre blanche, vente direct producteur

Presse

TERRE DE VINS n°13 septembre/octobre 2011

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Bien dans ses vignes

30.07.2009 / Gens du vin

Laurent Massarin, jeune viticulteur de 28 ans, s’est installé en 2006. Malgré le contexte de crise actuel, il reste très attaché au métier.

«Je représente la quatrième génération de viticulteurs de la famille », confie Laurent Massarin, président des Jeunes agriculteurs du canton de Lussac. « Pour moi, c’était un choix logique de carrière. » À 28 ans, le jeune homme a vécu plusieurs aventures avant d’acheter une parcelle de vigne et de s’installer sur le château Ferrasse, à Castillon-la-Bataille, en 2006.

En 2002, il obtient un BTS viticulture et oenologie à Carcassonne, après un bac technologique sciences et techniques du produit agroalimentaire au lycée de Montagne. Changement de décor en 2003 : Laurent Massarin part neuf mois aux États-Unis, en Virginie, pour travailler dans une petite exploitation. Il se souvient : « Il n’y avait pas beaucoup de vignes, seulement huit hectares. C’était à côté de Charlottesville, il y avait surtout du bricolage à faire. » À l’hiver 2004, il réitère l’expérience mais cette fois, il choisit de s’envoler vers l’Australie. « J’avais toujours eu envie d’y aller. J’ai fait trois mois de boulot dans le sud du pays, à 100 kilomètres d’Adelaïde, et un mois de vacances. »

Là-bas, le travail ne manque pas et les journées sont longues, en moyenne 18 heures. « C’était presque une usine, ça m’a fait une bonne expérience. Je dormais dans un bus aménagé en camping-car. Le matin, je partais bosser en voiture par des routes non goudronnées », raconte le jeune homme. « Quand je suis arrivé, il faisait 40 °C à l’ombre et les dernières nuits, je mettais mon blouson d’hiver. » Les voyages ont permis au futur viticulteur de réaliser les six mois de stage indispensables, à l’époque, à l’installation. « Il fallait être à plus de 50 kilomètres de la propriété familiale. Finalement, je suis parti douze mois à l’autre bout du monde. J’étais content de partir mais content aussi de revenir. »

Jeunes agriculteurs

Après ses périples, en 2004, Laurent Massarin se replonge dans les études pour un BTS technico-commercial. Il travaille ensuite pendant un an en tant que salarié sur l’exploitation de son père. En 2006, le grand saut, il décide d’acheter les deux hectares de vignes d’un voisin. « Il y a plusieurs étapes à franchir. Personnellement j’ai sauté le point info. C’est ce qu’il ne faut pas faire. » Après avoir réalisé les démarches nécessaires à son installation, la commission départementale valide son dossier. À l’été 2006, Laurent Massarin devient officiellement propriétaire. D’ailleurs, depuis un an et demi, il a pris la présidence des Jeunes agriculteurs (JA) du canton de Lussac.

Des générations d’expérience

« Quand je me suis lancé dans la voie de la viticulture en 1995, on en vivait. Aujourd’hui, on essaie de limiter la casse. Même si je ne suis pas le plus à plaindre », confie l’agriculteur. Actuellement, environ 98 % de ses récoltes sont destinées au négoce : « Je produis, je récolte et je vinifie. Après, il y a deux cas de figure, soit le vin est mis en bouteille par le négociant sur la propriété et avec le nom du château. Sinon c’est un contrat en vrac. Un camion vient chercher le vin et le négociant fait son assemblage. » Financièrement, pour le moment, le jeune propriétaire puise dans ses réserves : « Après, je rejoindrai les révoltés des JA », ironise-t-il.

Ses terres, Laurent Massarin les loue à une société gérée par son père et lui-même : « En tout, sur l’exploitation, il y a 35 hectares qui appartiennent à la famille. L’avantage c’est d’avoir plusieurs générations d’expérience. Ici tant qu’on est vivant, on continue. »

Un rythme de vie qui n’empêche pas le viticulteur de se consacrer à d’autres activités : « Deux fois par mois, j’accompagne les jeunes du club de VTT de Castillon. Et deux soirs par semaine, je fais de l’escalade aux Dagueys à Libourne. » Il fait également un peu de photo, des reportages, mais « rien d’officiel, juste pour le plaisir ». Pour cet été, pas de voyage à l’horizon, même si son emploi du temps lui laisse encore le temps de prendre quelques jours de repos. « Mais les vacances dans les vignes je suis habitué », conclut Laurent Massarin.

Marine Scherer – Sud Ouest 30/07/2009

 

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